AeroPyrénées opte pour une méthode de formation traditionnelle tournée vers l’avenir avec l’arrivée de l’EFD qui intègre le cockpit du nouveau PA44 de l’école.

Avionique moderne dans le PA44

Chesley « Sully » Sullenbergen le commandant de bord qui a atterri son Airbus A-320 sur l’Hudson river aprés la défaillance des deux réacteurs de son avion, s’est publiquement exprimé sur sa vision du piloage actuel. Sully indique en effet que son amerrissage n’avait rien de particulien car parfaitement à la hauteur de tout pilote sachant piloter un A-320.

Des formations aéronautiques qui oublient la notion de pilotage ?

Et c’est effectivement là où le bât blesse. Chesley Sullenbergen a exprimé ses craintes par rapport à une génération de pilotes qui, de formation mathématique, se retrouvent ab initio aux commandes d’un avion de ligne. Dans une interview sur une chaine de télévision américaine, Sully explique que son parcours aéronautique (pilote de club, banderoles, pilote de brousse, missions militaires, etc.) lui ont permis de se constituer un « compte » suffisamment garni, ce qui l’a autorisé à effectuer un « large retrait » le jour ou il s’est retrouvé sans moteurs au dessus de l’Hudon River.

Sully explique que de moins en moins de pilotes disposent d’une réelle expérience d’aviateurs ayant aiguisé les sens et rendu les fesses sensibles. En 1992, 90% des pilotes de ligne américains disposaient d’un CV digne de ce nom; ce chiffre a chuté à 30 % de nos jours. Par ses propos, le commandant Sullenberger souligne ce qu’Aviation International pointe depuis des années en Europe : de nombreuses compagnies européennes de renom sont connues pour privilégier des candidatures « math sup » au lieu d’embaucher du personnel navigant sachant réellement piloter.

Que l’histoire de l’Hudson River puisse alimenter la réflexion avant qu’il ne soit trop tard.

AeroPyrénées s’équipe avec de l’avionique moderne

Parcequ’il est indispensable pour AeroPyrénées de s’adapter aux techniques modernes de pilotage, l’école lors de l’acquisition d’un nouveau bi-moteur, le Seminole (PA-44) F-GCJE pour l’équiper avec en EFD (Evolution Flight Display). La solution d’Aspen Avionics n’a rien à envier aux modèles proposés par Garmin, Honywell ou même Thalès. Les écrans sont lisibles en plein soleil et le graphisme est superbe.

Le Evolution Flight Display est une solution particulièrement pratique pour notre école qui nous permet de moderniser un avions qui peut rester équipé d’instruments classiques.

Les pilotes formés sur ce nouvel aéronef peuvent ainsi bénéficier d’une double compétence et pourrons sentir « aux fesses » le pilotage avant de se focaliser sur cet avionique moderne.

Pour connaitre les caractéristiques complètes de ce nouvel aéronef, le PA44 Seminole équipé de cet EFD, rendez vous ici.

L'EFD c'est quoi ?

Caractéristiques techniques

L’EFD dispose d’un système complexe dénommé ADAHRS (pour Air Data, Attitude & Heading Reference System) intégré qui permet d’avoir sur un seul et unique écran les informations habituellement pris en charge par l’altimètre, l’anémomètre, le variomètre, l’horizon artificiel, et le compas gyroscopique.

Equipement de secours

L’EFD intègre également une carte avec le plan de vol pointé par GPS. Enfin ce dispositif sophistiqué est équipé d’une batterie de secours autonome ainsi qu’un GPS de substitution.

Le cylindre comprend, en interne, une centrale air data, cœur du système, un GPS et une batterie de secours. Suivant les différents modèles, on trouve des fonctions comme l’altitude preselect ou le directeur de vol en standard.

Un glass cokpit innovant

Les concepteurs de cet innovant glass cockpit, fondateurs de l’entreprise d’Albuquerque (Nouveau-Mexique aux Etats-Unis), Peter Lyons et Jeff Bethel, ont mis à profit leur longue expérience de l’avionique pour créer ce produit.

Ils se sont rencontrés chez Eclipse Aviation où ils travaillaient sur la définition de l’avionique du VLJ (Very Light Jet) le plus vendu au monde.